Elles sont là! Elles sont blanches, vraiment étranges, et franchement gênantes : les Pseudoccus adonidum. Tremblez !

Venues de nulle part, les cochenilles ont envahi vos plantes vertes avec une seule idée en tête (oui, elles en ont une, ne soyez pas mesquins) : celle de vider complètement de leur sève, les gentils végétaux qui peuplent votre intérieur.

Ces insectes phytophages piquent et sucent les tiges et les feuilles pour se nourrir (honni soit qui mal y pense). A terme, ils entraînent un ralentissement de la croissance ou pire, la mort du végétal attaqué. C’est l’un des fléaux des murs végétaux. Toutefois, il existe des moyens simples comme du savon pour s’en débarrasser.

Pour nous : une seule méthode : action- réaction.

 I. Tout d’abord : connaître son ennemi.

C’est la tâche la plus facile. Les cochenilles farineuses sont très petites (heureusement) de l’ordre de deux à trois mm. Leur corps ovale est recouvert d’un duvet à l’apparence blanche et cotonneuse. Ceci est dû à la substance qu’elle secrète.

Cochenille-farineuse-mur-vegetal

Un autre moyen de les identifier est de toucher les feuilles. Si celles-ci sont collantes et noires, cela indique la présence de miellat (un liquide visqueux et sucré produit par les pucerons), couplé parfois à un champignon, la fumagine qui donne cet aspect sombre et poussiéreux au feuillage. Ce dernier n’est pas directement dangereux pour la plante mais, outre le préjudice esthétique, il limite la quantité de lumière reçue par le végétal.

         II. Engager l’offensive :

«Si vis pace, para bellum !» Oui, mais,…

En intérieur, les moyens de lutte préventive sont assez restreints. Il est très difficile d’influer sur les conditions de culture des murs végétaux. (Étrangement, tout le monde n’est pas prêt à vivre dans une pièce chauffée à 15°, juste pour prévenir l’apparition des cochenilles) Il n’est pas non plus envisageable d’isoler une plante pour qu’elle ne ne contamine pas les autres.

Naturellement, par mesure de précaution sanitaire, l’usage des pesticides est à proscrire dans les intérieurs. Pas la peine donc de sortir le gaz moutarde contre l’envahisseur, une recette à base de produits naturels suffira.

Si l’une de vos plantes est devenue le camp d’entraînement numéro 1 de ces petits guérilleros, le mieux est encore de vous en séparer.

savon-noir-mur-vegetal

Le traitement bio reste la meilleure option.

Certaines substances inoffensives pour l’homme peuvent être dévastatrices dans le monde des insectes. C’est le cas du savon noir. Celui-ci a le pouvoir d’asphyxier la cochenille farineuse en obstruant ses voies respiratoires. Il est donc très efficace en pulvérisation directe sur les végétaux touchés.

De plus, le savon noir permet de laver le feuillage des végétaux en éliminant la poussière, le miellat collant et la fumagine. Du 2 en 1, réellement efficace.

Une préparation à pulvériser contenant de l’eau et 5% de savon noir naturel permet de bouter l’envahisseur à face de coton tige.

Si votre plante est sérieusement atteinte, trempez et lavez le feuillage directement dans un récipient contenant cette préparation.

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