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Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises essaient de s’inscrire dans une démarche de traitement et de valorisation des déchets, notamment dans les bâtiments et habitats écologiques. Si les choses semblent compliquées à mettre en place dans la filière industrielle, dans le secteur du paysage et de l’agriculture, la nature a déjà prévu des systèmes extrêmement élaborés qu’il suffit d’exploiter pour traiter et valoriser les déchets d’origine végétale.

A l’échelle de Neogarden, les centaines d’interventions effectuées chaque année pour l’entretien des murs végétalisés apportent leurs lots de déchets. Alors qu’aujourd’hui, nous ne trouvons aucune solution pour les produits plastiques (emballage et pots pour les plantes), nous pouvons d’ors et déjà limiter le volume total des ordures en recyclant les éléments organiques grâce au compostage.

Ce qui semble simple et anodin au premier coup d’œil ne l’est pas forcément dès lors que l’on se penche dessus avec attention. Faire pourrir des feuilles et des branches en tas ne relève pas de l’exploit écologique, c’est un fait. Toutefois, si l’on tient à comprendre les processus à l’œuvre lors du compostage et les optimiser pour ne pas se laisser déborder, on se rend vite compte que l’affaire est plus complexe qu’il n’y paraît.
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L’objectif du compostage est simple. Il s’agit de produire de l’humus (origine naturelle) ou compost (origine humaine) à partir de résidus organiques. Comme chacun sait, le compost est une matière extrêmement fertile qui sert de support de culture ou qui permet d’amender et d’enrichir les sols. Ses propriétés physiques et chimiques sont très recherchées ; souple et aérée, elle retient l’eau, les nutriments pour les plantes, permet les échanges gazeux, et accueille la micro faune et la micro flore du sol.

Pour réaliser un compostage de bonne qualité c’est à dire un compostage qui ne prenne pas trop de temps et qui ne dégage aucune mauvaise odeur, il est important de maîtriser certaines notions.
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1. Les bactéries

Ce sont elles qui travaillent. Pour accomplir, leur devoir sacré, elles nécessitent de l’eau, de l’air, une certaine température et les éléments présents dans les déchets organiques bien sûr.
Lors d’un compostage « maison », il est utile de broyer ou de couper le plus finement possible les déchets. Dans la nature, ce travail est réalisé par les insectes.

2. Rapport C/N

Les micro-organismes opérant la minéralisation des déchets végétaux consomment du carbone et de l’azote. Le carbone joue le rôle de source d’énergie, il est ensuite rejeté sous forme gazeuse (CO2) tandis que l’azote est utile comme élément de croissance.
L’apport des deux éléments doit être proportionné pour que la dégradation soit harmonieuse.

Un bon rapport carbone/azote est compris entre 25 et 35, soit 35 unités de carbone pour 1 d’azote.
a. Si C/N est supérieur à 35 = le compostage durera très longtemps et c’est l’azote du sol qui sera consommé. (Dans ce cas précis, il est possible d’ajouter un activateur de compost au mélange, cf point n°6)
b. Si C/N est inférieur à 25 = la dégradation entraînera la formation d’ammoniac gazeux dégageant une odeur particulièrement désagréable.

Calculer son propre rapport C/N est réservé aux professionnels ou aux amateurs avertis. Pour simplifier les choses disons qu’à l’œil, on peut estimer si un déchet est riche en azote ou en carbone en fonction de sa couleur.

Rapport C:N
Les déchets verts (tonte de gazon, feuilles/plantes/légumes fraîchement coupées) sont généralement riches en azote.
Les déchets bruns (broyat de branches, paille, sciures) sont riches en carbone.
En appliquant un rapport 4/1 soit 4 unités vertes humides pour 1 unité brune sèche, on obtient un C/ N acceptable.
Pour améliorer la qualité du compost, le mieux est encore d’apporter un maximum de matières différentes.

3. Température

Le compostage est envisageable à partir de 5°C, en dessous l’activité microbienne est trop ralentie. Le seuil idéal se situe entre 12 et 18°C. Protéger le composteur de la pluie et du soleil avec un abris permet de mieux contrôler les variables du processus d’humification.

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4. Humidité

Le taux d’humidité optimum est de 50%. Sans eau, les bactéries meurent et les excès d’eau entraînent, quant à eux le pourrissement et l’asphyxie.
Un geste simple permet de vérifier que son compost est suffisamment arroser. Il suffit d’en prendre une poignée et de la presser. Si de l’eau dégoutte en quantité, il est trop arrosé. Si le mélange est friable, il manque d’eau.

5. Aération

La circulation de l’air est primordial pour effectuer un compostage rapide. Sur ce point, c’est l’organisation du composteur qui entre en considération. Un composteur bien conçu évite l’anaérobie en ménageant des ouvertures permettant l’aération. Pour éviter que les matières vertes humides ne se tassent et créent aussi l’asphyxie, il est bon d’alterner les couches brunes sèches et les couches vertes humides.
Au besoin, le mélange peut être retourné au gré des apports.
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6. Activateur de compost

Dans le commerce, on peut trouver des activateurs de compost. En général, ce sont des produits très azotés (sang séché, corne, etc.), mélange de différentes filières. Il sont intéressants lorsque le rapport C/N est inférieur à 25 (cf point n°2). Certaines plantes du jardin, notamment les orties sont tellement riches en azote qu’elles peuvent être considérées comme des activateurs.

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