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L’ aquaponie est une technique proche de la culture hydroponique qui séduit énormément à l’heure actuelle. En jouant sur les deux tableaux, pisciculture et culture maraîchère, elle s’inspire d’un système très efficace déjà présent dans la nature. Il s’agit d’un cas typique de symbiose, incluant des poissons, des bactéries et des plantes. Tandis que cette nouvelle technique culturale commence à faire des adeptes au sein des exploitants, il est d’ors et déjà possible de l’adapter au monde du mur végétal.

Le système de l’aquaponie est relativement simple en théorie et propose de mettre en pratique la célèbre devise de Lavoisier « Dans la nature, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme »

Le principal problème écologique de certaines exploitations de masse reste le traitement des déchets animaux. Prenons l’exemple breton. On sait tous que le lisier de porc peut être bon pour les cultures. Mais cette matière brute nécessite de subir une légère transformation pour être assimilable par les végétaux. De surcroît, les épandages se font aussi bien en période de végétation qu’en période de repos.

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Conséquences de ces mauvaises pratiques culturales : les eux pluviales délavent les sols agricoles et emportent les éléments fertilisants dans les cours d’eau ou les nappes phréatiques. Les réserves d’eau sont polluées aux nitrates et les algues vertes prolifèrent le long des littoraux. Ces dernières entrainent un grave phénomène d’eutrophisation et mettent en danger la biodiversité au sein des écosystèmes côtiers et fluviaux.

Si un cycle déséquilibré de l’azote est néfaste pour l’environnement, bien géré, comme en aquaponie, il s’avère d’une grande richesse.

Les principes de l’aquaponie

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Tout comme le lisier de porc, les déjections de poisson sont composés d’ammoniac NH4+, toxique pour les organismes vivants et non assimilable par les plantes. Ce sont les bactéries de type nitrosomonas qui vont dégrader cet azote uréique une première fois pour en faire des nitrites NO2−. D’autres bactéries prendront le relais pour transformer ces nitrites en nitrates NO3-, la forme d’azote la plus disponible pour les plantes.

Pendant leur phase de croissance, les végétaux absorberont les nitrates et contribueront à purifier l’eau des poissons.

Si les exploitants ont tout intérêt à utiliser ce cycle vertueux pour produire des légumes frais et des poissons tout en limitant la pollution des sols et des eaux, les techniques peuvent être transposées pour ceux qui veulent recréer des écosystèmes complexes chez eux en vue d’un usage purement ludique et décoratif.

L’aquaponie appliquée au principe des murs végétaux

Le mur végétalisé fonctionne sur la base de l’hydroponie. Le substrat étant inerte, c’est dans l’eau d’arrosage que devra se trouver les éléments utiles aux plantes, les engrais.

On peut dès lors envisager un système semi-fermé où le mur végétalisé fait office de filtre géant pour purifier l’eau d’un bassin ou d’un aquarium.

Simple en théorie, en pratique il faudra paramétrer dès le départ les besoins du mur végétal (la quantité d’azote et de potasse utile), le volume d’eau nécessaire au bien-être des poissons d’eau douce, (ces derniers, par leurs déjections devront fournir suffisamment éléments azoté aux plantes), et il faudra également prévoir un espace où les bactéries pourront accomplir leur travail de nitrification pour passer de l’azote uréique à l’azote nitrique.

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[source internet]

Comme tous les systèmes reposant sur le principe de la symbiose, une fois le circuit mis en place, il sera difficile d’intervenir sur un des composants sans risquer des conséquences sur l’autre. Si les poissons sont malades, il sera difficile de les traiter aux antibiotiques. Idem pour les pathologies végétales ; les produits phytopharmaceutiques seront néfastes pour les poissons.

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