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Vous l’observez sûrement : les villes se végétalisent de plus en plus et le jardin urbain reprend du galon. Balcon, terrasse, toit, square, jardinière collective : tous les interstices du bâti sont mis à contribution pour faire pousser fleurs et tomates. Même les murs se parent de végétaux et de plantes aromatiques, grâce au développement du jardin vertical ! Les citadins prennent conscience de l’importance de la nature en ville pour leur bien-être et leur qualité de vie. De quelles manières se décline le jardin potager urbain ?

Le boom du potager urbain

Des poules qui caquettent dans une arrière-cour, un plant de courgettes dans un jardin public ou quelques carrés maraîchers dans une friche urbaine. Il y a quelques décennies, cela était monnaie courante dans nos grandes villes. A l’heure actuelle, cette pratique de jardinage urbain revient avec force.

Depuis 2017, un jardin urbain vertical a vu le jour sur les toits de Gallery Lafayette à Annecy, avec plus de 8000 variétés de fleurs et herbes aromatiques.

Jardin des plantes aromatiques sur le toit de Gallery Lafayette à Annecy

Jardin des plantes aromatiques sur le toit de Gallery Lafayette à Annecy

Du jardin ouvrier à la ferme verticale

Jusque dans les années 1950, le jardin potager urbain était une pratique très courante. Dès la fin du XIXe siècle, la mode des jardins ouvriers se répand dans toutes les régions industrielles de l’Europe. Les municipalités mettent à disposition des familles des lopins de terre individuels, afin d’améliorer leurs condition de vie et leur auto-subsistance alimentaire. Appelés désormais jardins familiaux, ils perdurent aujourd’hui dans de nombreuses villes de France où la densité du bâti n’est pas trop forte. C’est le cas, par exemple, à Saint-Etienne, Lille ou la grande couronne parisienne.

Cependant, depuis quelques années, le développement du potager urbain va bien au-delà du jardin familial. A Singapour ou au Japon, on crée de véritables fermes urbaines verticales permettant de produire plusieurs tonnes de fruits et légumes frais en hydroponie. C’est le manque d’espace disponible qui oblige les grandes villes asiatiques à innover. A Paris, Montréal, Londres ou Berlin, ce sont les balcons, les rues, les toits et les squares qui se parent de carrés potagers. Les raisons à cela ? Une volonté de se rapprocher de la nature, d’améliorer la biodiversité urbaine et de créer des circuits courts de production agricole.

Les différents types de jardin potager urbain

Il existe plusieurs manières de cultiver son potager en ville.

  • Potager en pleine terre: quoi de plus agréable que de planter ses mains dans la terre fraîche et sortir binette et sécateur du placard ? Les clubs et les écoles investissent jardins publics et toits d’immeuble, tandis que les particuliers profitent d’un balcon ou d’une terrasse. Il est d’ailleurs possible de créer facilement son propre potager en palette, vertical, qui prend très peu de place.
  • Culture hydroponique : réservée aux start-up, comme Agropolis à Paris, ou aux amateurs éclairés. Elle permet de cultiver sans utiliser de terre. Les pousses sont installées sur un substrat et nourries avec une solution contenant de l’eau et tous les nutriments dont elles ont besoin. C’est aussi le principe de fonctionnement courant d’un mur végétal ou jardin mural. Les avantages de cette méthode sont nombreux. Elle permet d’optimiser l’utilisation des ressources, de gagner de la place, d’éviter les nuisibles et d’obtenir une meilleure productivité.
  • Et même…le conteneur ! Depuis 2016, la startup Agricool propose la culture hydroponique de fraises dans des conteneurs de 30m². Les premières récoltes ont déjà eu lieu à Asnières et Aubervilliers. Les municipalités se laisseront-elles séduire ?

Parisiens, à vous de jouer !

Devant la forte demande des habitants, la Ville de Paris a mis en place deux dispositifs pour permettre aux particuliers et aux entreprises de développer leurs initiatives d’agriculture urbaine.

terrasse en ville

Le permis de végétaliser

Depuis 2015, la Ville de Paris vous autorise à installer vos propres installations végétales sur l’espace public. Appelé Permis de végétaliser, ce dispositif vous invite à déposer une idée de projet en ligne pour se voir délivrer une autorisation de trois ans. Toutes les initiatives sont les bienvenues ! En vous promenant dans les rues de la capitale, vous pourrez remarquer des jardinières en bois remplies de courgettes et de panais, des pieds d’arbres couverts de fleurs, et des plantes grimpantes autour de tuteurs en métal. Pour cela, la mairie met à votre disposition de la terre et des graines. Votre conseil de quartier peut également vous attribuer une subvention selon l’envergure de votre rêve végétal !

Les subventions Parisculteurs

Depuis 2016, trois saisons des Parisculteurs ont déjà eu lieu. Cet appel à projets annuel invite des entreprises et cabinets d’architecte à proposer des solutions de végétalisation sur des espaces urbains prédéfinis (toits d’école ou de gymnase, bâtiments à réhabiliter, etc.). Les lauréats incluent des projets aussi divers qu’un jardin potager en hydroponie sur le toit de l’Opéra Bastille, la végétalisation d’un couloir aérien de métro à La Chapelle, ou encore la culture verticale de houblon le long d’un terrain sportif.

Pour en savoir plus sur le jardin urbain

L’avantage du jardin urbain est qu’il s’adapte à tous les supports que la ville lui offre. Jardin vertical sur un mur, jardinière en palette sur une terrasse, jardin d’hiver en intérieur, production hydroponique sur un toit…Particuliers, entreprises et collectivités sont toutes invitées à mettre la main à la pâte pour végétaliser la ville.

jardin urbain

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