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7,7 milliards d’êtres humains sur Terre en 2020, 9 milliards en 2050. Comment faire pour nourrir tout ce monde ? D’autant plus que le changement climatique et l’appauvrissement des sols surexploités menacent la disponibilité en terres arables… Face à ces défis, des jardin poussent désormais à la verticale. Nos modes de vie occidentaux sont en train de changer vers un plus grand respect de l’environnement. De multiples initiatives voient le jour afin de préserver les ressources naturelles encore disponibles.

Les fermes verticales sont l’une de ces initiatives, certes controversée, mais porteuse d’espoir.

La ferme verticale selon Vincent Callebaut, « archi-bio-tecte »

« Cultiver sur le mode vertical est aujourd’hui une nécessité qui répond à la densification de la ville » analyse Vincent Callebaut, architecte franco-belge spécialisé dans la construction verte. La technique a été développée en Asie du Sud-Est, notamment à Singapour, cité-Etat où l’espace disponible est extrêmement réduit et où humains comme légumes vivent à la verticale.

Les projets architecturaux intégrant des potagers verticaux se multiplient ces dernières années. « Cela permet de répondre à la crise écologique et à la crise économique majeure qui nous touchent actuellement ». Inspiré par ce modèle, Vincent Callebaut a dessiné les plans de la DragonFly, une tour ultra-futuriste de 600 mètres de haut pouvant héberger 50 000 personnes et en nourrir 150 000.

projet de Vincent Callebaut

Projet DragonFly, cité et ferme verticale

Si ces projets ne sont pas encore prêts pour voir le jour, les fermes verticales existent déjà bel et bien, notamment au Japon. Ailleurs, des projets de plus petite envergure voient le jour en France, en Allemagne et aux Pays-Bas.

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Pourquoi l’agriculture verticale séduit

Etager la production agricole de manière verticale présente des avantages écologiques certains. Cela permet de réduire la distance entre source d’approvisionnement et consommateurs. Cet argument fait mouche à l’heure où la demande pour les fruits et légumes frais ne cesse d’augmenter, tout comme les coûts économiques et environnementaux liés au transport.

De plus, il s’agit d’une production hydroponique et hors-sol, qui permet de réduire et optimiser les dépenses énergétiques et la consommation d’eau par rapport à la production en pleine terre. Vincent Callebaut ajoute : « l’agriculture verticale tend vers un modèle de ville très peu énergivore ».

Si le concept vous tente, pourquoi ne pas le tenter dans votre propre potager d’entreprise?

Un modèle de ferme verticale encore perfectible

« Les légumes cultivés dans l’usine ont bien un goût de légume, mais ils manquent de consistance, et sont trop légers. » Voici le verdict d’un agriculteur japonais comparant sa propre production à celle d’une ferme verticale voisine produisant 2000 salades fraîches chaque jour.

Même si le goût n’est pas toujours au rendez-vous, sur l’archipel du Soleil Levant, la ferme verticale est très plébiscitée. En effet, après la catastrophe nucléaire de Fukushima, de nombreuses terres agricoles sont contaminées. La culture hors-sol permettrait donc d’éviter les impacts sur la santé de la radioactivité concentrée dans les fruits et légumes de pleine terre.

D’autres critiques émergent quant à l’agriculture verticale : manque de nature, conflit foncier entre habitation et fermes en milieu urbain, coût énergétique de l’installation (éclairage artificiel, air conditionné)… Cependant, le concept est encore balbutiant et évolue très rapidement, vers des modèles toujours plus vertueux.

Pour en savoir plus sur les fermes verticales d’aujourd’hui et de demain, voici un documentaire d’Arte faisant le point sur cette pratique agricole.

En bref

L’agriculture verticale n’est certes pas la panacée pour endiguer la surconsommation des ressources de la planète. Cependant, elle illustre une tendance intéressante dont l’objectif est de réduire l’exploitation des terres et répondre aux enjeux environnementaux. La recherche et les expérimentations suivent leur cours… Que ce soit dans ces fermes futuristes et 100% technologiques, ou bien dans les fermes en permaculture !

Pour en savoir plus sur les jardins verticaux :

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